affiche et marionnettes

Jean-Paul Girard

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Présentation

Nasreddin Hodja, figure illustre de la culture turque, que l’on retrouve sous d’autres noms à travers l’Orient est un personnage historique qui aurait vécu à la fin du XIIIème siècle, sous le règne de Tamerlan.

Héros d’une série de petits contes ancrés dans le quotidien de l’époque, il s’inscrit dans une tradition purement orale. En Turquie, on se raconte les histoires de Nasreddin Hodja, on s’amuse de sa malice et de son esprit d’à-propos.

Son bon sens mêlé d’ironie en fait un sage, un philosophe amoureux de le vie. Ingénieux et rusé, il défie les pièges tendus par ses contemporains.

De ces histoires humoristiques, tableaux vivants d’une société, se dégage l’optimisme de la culture orientale.

Nasreddin Hodja, par sa spontanéité, son ressort ludique est très proche des enfants. A la manière d’un Buster Keaton ou d’un Chaplin, il joue avec le quiproquo, le retournement de situation.

C’est un poète quand il pose un regard étonné sur l’ordre des choses.

Et quand on lui demande :

– Hodja , à ton avis, c’est le roi qui est le plus grand ou le paysan ?

Il refait le monde à sa façon en répondant :

– C’est le paysan parce que s’il ne cultivait pas la terre, le roi

mourrait de faim.

Pour tout cela, nous avons pensé que les enfants sauront l’apprécier.

NOTES SUR LA MISE EN SCÈNE

Chez Hodja tout est vrai et tout est faux.

Car la pièce, entre conte et jeu, est une cérémonie particulière qui permet aux protagonistes de vivre dans l’imaginaire.

Cet imaginaire permet l’émergence d’un autre monde, celui des marionnettes.

La communication, au-delà du langage, crée une véritable fusion qui s’exprime par le geste et par le souffle.

Le corps et le mot sont deux éléments de base.

Le travail repose sur la provocation entre scène et salle, entre comédiens et marionnettes, entre comédiens et personnages : moteurs du jeu.

Les clichés ne sont pas absents, ils se dénudent afin de heurter le quotidien à une réalité sociale.

Le décor ne vient pas se surajouter mais il définit l’espace de chacun.

Les compères essaient de jouer des tours…

Leur naïveté fait rire. Ils sont simples, mais qu’est-ce qu’ils nous cachent derrière cette simplicité ? Là est la question.

Youssef HAMID – Metteur en scène

Etudie en Tunisie à Sfax et à Gabès où il obtient en 1974, le Premier Prix des jeunes acteurs tunisiens.

En France, il poursuit sa formation de comédien au Conservatoire National de Paris dans les classes d’Antoine Vitez et de Pierre Debauche.

Depuis il a beaucoup écrit, notamment Le voyage dans l’immensité , Qui a tué Sindbad ? et Stop encore interprétés au Théâtre de l’Est Parisien et au Ranelagh.

Il a mis en scène Lorca et Beckett et a joué dans des pièces de Nazim Hikmet, Alfred Jarry et Racine au Théâtre Présent,au Théâtre des Amandiers, au Déjazet.

Au cinéma on a pu le voir récemment dans Le mari de la coiffeuse de Patrice Leconte et La double vie de Véronique de Krzysztof Kieslowski.

Marc PERRONE – Compositeur

Marc Perrone découvre l’accordéon diatonique lors d’une expérience de théâtre pour enfants. Après avoir collecté pendant des années chansons de campagne et airs de danses, il s’intègre à divers groupes dont ceux de Bernard Lubat, Michel Azzola et Michel Portal.

Il reçoit en 1984 le Grand Prix de l’Académie Charles Cros.

Musicien de Bertrand Tavernier pour ses films Un Dimanche à la campagne , La vie et rien d’ autre, Marc Perrone représente le nouveau souffle de l’accordéon.

Denis MARIETTE – Maronnettiste

Formé au Théâtre des Vinaigriers par Jean-Daniel Laval, il complète cette formation en travaillant avec Patricia Jaïs.

Il joue dans la rue, au cinéma, à la télévision, dans les écoles et s’initie à la marionnette avec la Compagnie de la Coccinelle.

Depuis deux ans, il dirige le Bouffon Théâtre.

Alain CORNON – Comédien

Il débute au Théâtre de l’Ile de France sous la direction de Brigitte Sarthou et Thierry Lorent et complète sa formation au Centre Américain avec Philippe Naud, assistant de Blanche Salant.

Il crée le rôle de Gomez, dans Rococo écrit et mis en scène par Pierre Lose et présenté au théâtre Maubel par la Cie Baraque baroque.

Il joue également au Théâtre du Tourtour dans Quand Speedoux s’endort de Louise Doutreligne, au Roseau Théâtre à Paris et en Avignon dans un spectacle du Théâtre du Talion La Locandiera de Carlo Goldoni, et enfin dans une adaptation de Rosemary’ s baby , pour le Théâtre d’appartement, dans laquelle il incarne le docteur Abraham Sapirstein.

Nadine HERMET – Comédienne

Elève de l’école Jean-Louis Martin-Barbaz à la Maison des Arts de Créteil, elle poursuit sa formation avec Edgardo Lusi, Caroline Marcadé, Elsa Wolliaston et Raoul Sangla.

Elle joue notamment à la Maison des Arts de Créteil dans une mise en scène de Laurent Pelly, dans Tartuffe au Théâtre de la Cité Internationale, dans La Locandiera de Carlo Goldoni au Roseau Théâtre et en Avignon avec le Théâtre du Talion.

Elle a joué dernièrement dans un spectacle pour enfants Gousse de Vanille avec Marc Perrone.

Elle a pris en charge pendant une année la programmation enfants au théâtre du Vingtième Art.

Compte-Rendu du C.R.D.P. de Paris